Sam
Logan descend de la voiture, je l'imite, et n'ai pas le temps d'aller récupérer ma valise dans le coffre que le véhicule redémarre déjà et se barre.
- Mais...
- Laisse, tes affaires seront amenées dans ta chambre par un de mes employés.
Wow. Il a des employés. DES. Il me sourit, mais je me sens toujours aussi peu à ma place. Un immense manoir se dresse devant moi. C'est très étrange de voire une construction de ce genre dans cette partie du monde. C'est très Européen. Il pousse la porte, et à peine sommes nous entrés que des gens nous débarrassent de nos manteaux. Il avance, passe une nouvelle porte, et nous voilà dans un hall superbement décoré. J'hallucine, c'est juste... Putain, j'ose pas imaginer l'anniversaire que ses parents ont dû lui offrir pour son Super Sweet Sixteen. Vu la thune qu'ils doivent avoir, il a eu au minimum les Beatles et Prince comme artistes !
- Écoute Sam, je suis désolé, mais je dois vraiment me dépêcher. Ta chambre est en haut de l'escalier, à droite, 5ème porte. Spencer est déjà installé, juste à côté de toi d'ailleurs.
Je regarde l'imposant escalier qui descend au milieu de la pièce. Sérieux, ils existent ailleurs que dans des films comme Roméo et Juliette ces trucs ?!
- Je reviendrais sûrement pas trop tard. Si tu as envie d'aller nager, la piscine d'intérieur est au premier, et il y a des maillots de bains dans un des placards de la salle. Si tu as besoin de quoi que ce soit, que ce soit un clafoutis préparé par mon chef, un chauffeur, quelqu'un pour te guider ou un médecin, crie. Au sens littéral, j'ai pas le temps de t'expliquer comment fonctionnent les interphones et les bippeurs des employés.
Des... Okay, buffer overflow. Et tout ça lui semble juste tellement naturel... Il me fait rapidement la bise et ressort par le chemin dont on est venus. Wow. Je lance un regard circulaire autour de moi et commence à lentement gravir les marches. Trop tendue pour visiter maintenant. Je longe le couloir, une, deux, trois, qu... Je m'arrête. Spencer a laissé sa porte ouverte, et il fixe sa valise d'un air absent. Le voir fait soudainement s'évanouir toute mon appréhension, et je ne peux m'empêcher de sourire.
Spencer
Je referme le tiroir de la commode et jette un regard vers ma valise à présent vide. Me voilà donc installé. Je me demande encore pourquoi j’ai accepté l’offre de Logan… « Venez vivre avec moi dans mon manoir 36 pièces ! » En même temps j’avais le choix entre ça et le taudis 1 pièce et demie dans un immeuble sans électricité. Et puis c’est sans compter sur Matthew…
Je referme le livre d’un geste sec et le jette sur le bureau devant moi. Putain je suis crevé. Je me passe les mains sur le visage pour tenter de chasser l’impression récurrente qu’on ne sortira jamais d’ici. La porte derrière moi grince, je me retourne et vois Matthew dans l’encadrement, qui me sourit, deux verres de whisky à la main. Il entre et s’assied à côté de moi.
- Alors Spencey, on déprime ?
Je lui souris, mauvais. Ce que je peux détester quand on m’appelle ainsi.
- Je suis juste fatigué. Y’en a qui tentent de résoudre une affaire ici tu sais…
Il rigole et pose l’alcool.
- Bah, ne te prends pas trop la tête avec ce concours débile, la solution va s’imposer d’elle-même tu verras.
D’une traite il descend l’un des verres. Je l’interroge
- Tu te doutes bien que je ne bois pas d’alcool hein ?
- De ? Ah, ça ? Ne t’en fais pas il est aussi pour moi.
A nouveau il boit. Il affiche un sourire narquois.
- Tu penses, remotiver un prêtre, c’est pas évident, je devrais sûrement encore en boire quatre pour être convaincant.
- Bah…cette affaire semble être au point mort…
- Oh non pas pour ça…
Je lui lance un regard interrogateur.
- …Pour Logan, tu étais le seul à ne pas sauter de joie lorsqu’il nous a proposé de loger gratos dans son immense manoir
- Ah ça...ouais…je ne suis pas très communautaire
Il me jauge un instant, le visage impassible avant de reprendre, presque dans un murmure.
- Tu sais, on cache tous quelque chose, toi autant que moi, mais ce n’est pas une raison pour se refuser des bons moments. Je pense qu’il n’y a rien de mieux que les gens pour décompresser.
Il se lève et m’envoie une tape dans le dos.
- Ça et le whisky !
- Spencer ?
Je secoue la tête pour faire partir ce souvenir et regarde vers la porte.
- Hey Sam, salut.
Je me lève et vais la prendre dans mes bras.
- Ça fait plaisir de te revoir. Tu as déjà pris possession des lieux ?
Elle joint ses mains sous son menton et sautille presque sur place
- Pas vraiment, mais on s'en fout ! Il paraît qu'il y a une piscine ! Tu l'as déjà vue ?
J’éclate de rire.
- Non pas encore.
Sans attendre elle attrape mon bras et m’entraîne dans le couloir. Matthew avait raison, cette pseudo colocation aura sûrement du bon.
Logan
Edward me fait entrer dans son bureau et à peine sommes nous assis qu'il me jette un regard impatient.
- Tu as ce que je t'avais demandé de me rapporter ?
Avant de lui répondre, je sors de ma poche le stupide collier et le fais glisser sur le meuble qui nous sépare. Je lui lance un petit sourire pouvant signifier « Relax, take it easy » aussi bien que « Fuck U » en passant par « I wanna be your dog »...
- Ce n'est pas un collier. C'est une amulette. Tu n'as jamais eu le moindre sens de la formulation, c'est pathétique. Et tes références musicales sont déplorables.
Je grimace. J'avais oublié qu'il pouvait faire... Ca, aussi facilement.
- Arrête de lire dans ma tête. Tu sais que je déteste quand tu le fais.
- Tu es plus faible que quand tu vivais encore ici. Les derniers temps, je ne pouvais même plus deviner ton humeur. Tu devrais retravailler tes barri...
...ères mentales, bla bla bl...
- Je t'interdis de te moquer de moi sous mon toit !
On se lance un regard de défi l'espace d'un instant puis laissons tous les deux échapper un léger rire. Heureusement que je suis parti, il avait déjà trop déteint sur moi.
- Alors j'ai appris que tu te lançais dans l'hébergement de SDF ?
Il a lancé cela sur le ton de la plaisanterie, je continue...
- Je suis ton exemple !
... avant de réaliser que c'est moi que j'insulte dans l'histoire. Et Axelle. Est-ce qu'elle est là ? Sans que j'aie à la formuler,
- Elle est en ville. Je crois que tu lui manques. Mais c'est impossible pour moi de le savoir...
-... ne commence pas avec ça...
Il continue son speech, comme si je n'avais rien dis.
- ... Car elle n'est pas faible, contrairement à toi. Et tu sais pourquoi ? Car elle est disciplinée. Regarde toi, tu te bourres de cachets à longueur de temps, tu ne fais aucun effort pour maîtriser tes...
Et finalement c'est la sonnerie de son portable qui l'interromps. Il me fait signe de patienter, et décroche. Mon regard se porte sur le mur face à moi. Plusieurs cadres y sont suspendus, contenant des photos. Je reconnais mes parents, au milieu de quelques autres personnes.
- Je vous remercie de m'avoir appelé aussi vite. Je comprends parfaitement. Oui, à ma charge. Très bien, au revoir.
Il a la mine sombre.
- Encore un enterrement de vie de garçon où tu es celui qui doit raquer pour les putes ?
Il ne sourit pas.
- Matthew est mort.
Sam
Mort ? Je cligne des yeux et regarde Logan sans comprendre. Qu'est-ce qu'il raconte, il peut pas être mort, il peut pas être mort, il peut pas...
- Je te jure que tu es mort ! Je vais te tuer !
Je lui cours après au travers de la salle à manger, m'essuyant de la manche le visage. Rah, je déteste l'odeur du whisky et cet abruti m'en a aspergé. Réaction totalement démesurée quand je me suis contentée de lui piquer une partie de son hamburger quand il avait le dos tourné pour le remplacer par ces légumes immondes qu'il y avait en accompagnement. Je suis écroulée de rire, et lui aussi. Les autres participants nous jettent des regards désapprobateurs. Mais pour leur défense, ils doivent avoir au moins 5 fois notre âge.
- Reviens ici Matthew !
Ha ha ! Ca y est, il est bloqué, il court en direction de la porte d'entrée, mais elle a été bloquée dès notre entrée. Je le tiens. Ma main se ressert autour du morceau de gâteau que j'y garde précieusement. Je cours pour ne pas lui laisser le temps de revenir sur se pas. Il est fait comme un rat, je l'ai, il est à moi, il va payer, il... Il feinte et s'écarte brusquement de devant la porte. Et emportée dans mon élan, je m'écrase contre. Aoutch. Je me laisse tomber sur le sol. A quelques pas de moi, Matthew se paie ma tête, semblant trouver cela hilarant. Ah ouais ? AH OUAIS ? Je laisse échapper, dans un soupir :
- Matt... J'ai mal... Mon bras...
Son expression se glace, et il accourt vers moi. Il m'aide lentement à me relever, maintenant mon bras contre mon corps.
- Il... Il est pas cassé au mo... Hey pourquoi tu ...
Mais il n'a pas le temps de finir sa phrase. J'écrase mon projectile contre son visage, et le repousse. Malheureusement, je ne vais pas bien loin, et il me prend dans ses bras et me soulève de terre alors que je...
... fonds en larmes, Spencer me prends dans ses bras et essaie de me calmer. Non, non,
- Non, non non non, c'est pas possible ! Il...
Spencer
Je pousse lentement la porte et entre, suivi de peu par Sam et Logan. La pièce est vide, mes yeux se portent sur l’autel où trône un cercueil ouvert. C’est impossible. Je m’approche d’un pas rapide espérant ne pas voir ce que l’on m’a annoncé mais tombe sur le visage de Matthew. Je déglutis difficilement. Des morts j’en ai vu, bien plus que la plupart des gens, cependant je peine à assimiler cette réalité là. Il était plus vivant que moi et pourtant c’est lui qui est allongé là aujourd’hui. Putain. Mon regard se pose sur la croix en bois qui est au mur.
- Je sais pas comment tu fais, mais moi, je pourrais pas être prêtre. Non mais franchement, qui voudrait d’une vie sans sexe, sans poker et sans drogue ? Tout ça pour plaire à un Dieu inexistant !
J’avais répondu une connerie sur ma foi et mes valeurs qui ne me faisaient pas ressentir cela de la même manière. Pas une privation non…c’est plutôt une sorte de…compensation pour ce que j’ai reçu…et le mal que j’ai fait. Logan me sort de mes pensés.
- Pour une fois il est habillé avec goût…
On rigole mais c’est de courte durée. On n’a pas le cœur à rire quand on vient de perdre un ami surtout lorsque l’on sait qu’il aurait adoré cette blague. Soudain quelque chose attire mon regard. Je fais un pas de plus vers le corps et d’un geste sec saisit son bras. Sam retient sa surprise. Son poignet…rien, sa peau est nette, lisse, blanche…il n’y a aucune marque…Logan s’avance à son tour.
- Mais qu’est-ce que tu fous ?!
- Son poignet…
Sam regarde par-dessus mon épaule, intriguée.
- Ben il a quoi ?
- Rien justement…
Ils restent silencieux mais je sais qu’ils me regardent comme si j’avais disjoncté.
- Dites, il n’avait pas un tatouage ?
Logan se penche et regarde de plus près le bras de Matthew.
- Il a dû se le faire enlever…
- Sans qu’il laisse la moindre trace ?
Il secoue la tête, désapprouvant ce à quoi je pense.
- Non Spencer, non, arrête d’y penser. Il est mort point barre.
- Mais c’est plutôt étrange quand même…
Sam appuie mon idée.
- Ouais il a raison, y a quelque chose, sa mort est inexplicable. On pourrait peut-être enquêt …
- NON ! C'est pas parce que on l'appréciait qu'on doit absolument trouver une raison paranormale à sa mort, mieux vaut l'accepter.
Elle rétorque trop vite pour se rendre compte de la violence de ses paroles
- C'est pas parce que tu es un connard qu'il faut que tu te comportes comme si tu n'avais pas de cœur !
Logan recule, un mélange de peur et de haine peint sur le visage.
- On ne fera rien ! Hors de question ne serait-ce que d’y penser. Il est mort et vos esprits malades ne le ramèneront pas en faisant une fixette sur le pourquoi du comment !
Wow. J’interviens, tentant de calmer un peu le jeu.
- Hey, arrêtez, vous deux. Nous sommes dans un lieu saint. On va rentrer et on en reparlera demain, à têtes reposées.
Sam lâche un soupire exaspéré mais prend la direction de la porte. Je me tourne vers Logan qui semble perdu dans ses pensées, les yeux fixant le sol.
- Aller Osborne, ramènes-toi.
Logan
J'escalade les marches une à une, une boule dans la gorge. Je sais que je ne vais pas pleurer. La dessus, aucun doute. Je me sens juste... vidé. Mes mains tremblent un peu. Si ça se trouve, sans lui, je serais plus là. Il m'a bien aidé pendant ce foutu concours, et là je sais que je ne pourrais jamais lui renvoyer l'ascenseur. Et pourtant, ça me fait trop mal de le savoir... mort, pour que je tente de comprendre ce qui lui est arrivé. Pour qui ? Il n'avait pas de famille. Ses amis ? Il disait lui-même être un solitaire. Dur à croire quand on voit la facilité avec laquelle il s'était lié d'amitié avec les autres participants. J'expire, me passe les mains sur le visage. J'ai besoin de savoir. C'est stupide, mais je refuse de croire à ce que j'ai dis à Sam et Spencer. Son tatouage disparu, sa putain de peau de British pâle comme si elle n'avait jamais rien eu... Impossible que ce soit un hasard, ça doit forcément être lié à sa disparition. Et peu importe ce que mon côté rationnel me souffle, s'il se l'était fait enlever par laser ou je ne sais quel procédé, yaurait eu des marques. Mais là c'était juste... Je m'appuie contre le mur devant ma chambre et regarde le portrait de mes parents qui y est accroché. Une magnifique photo en noir et blanc. Ma mère, radieuse, a ses mains autour de son ventre. A en juger par la taille qu'il fait, je n'étais plus très loin de naître. Son sourire me réconforte un peu et, comme si elle pouvait le sentir, je lui en renvoie un. A nouveau, je prends une profonde respiration. J'entre dans ma chambre, merde, j'ai dû laisser les lumières allumées à mon départ. Génial pour le réchauffement climatique et le soucis de l'écologie. Whatever, qu'ils se noient ces putains d'ours polaires. Je lance négligemment mon veston et il atterrit sur le canapé. Je vais m'asseoir à ses côtés, prends le flacon resté sur la table basse, et me sers un whisky. Les pierres posées dans une coupole sur le rebord de ma cheminée brillent subitement, et une pointe de douleur éclate dans mon crâne, repartant aussi vite qu'elle est venue. Les pierres conservent leur éclat, semblant me défier. Je sors un flacon de ma poche et gobe 2 cachets, que je fais descendre avec de l'alcool. Je jette un oeil à mon portable. Merde, déjà 2 heures du mat'. Et 5 nouveaux messages. Je les lirais demain. J'envisage de me saouler, mais ce whisy est bien trop bon pour du binge drinking. Ce sera donc me coucher. Je me relève, un peu sonné, fatigué, déprimé, un début d'ivresse, aidé par les médicaments et le manque de nourriture, me montant à la tête.
Je m'approche du lit, et la remarque finalement. Ses cheveux, défaits, flamboient sur ses épaules nues. A en juger par la nuisette qu'elle porte, elle a dû vouloir me faire une surprise.
Mais elle s'est endormie. Ses jambes légèrement repliées, allongée sur le flanc, et ce grain de peau absolument divin...
Je vais me poser à côté d'elle, l'admirant. C'est presque un sacrilège, mais d'une main je repousse une mèche de cheveux qui lui carressait la joue, et la réveille. Ses paupières s'ouvrent lentement sur ses grands yeux verts, et elle me sourit.
- M'suis endormie. Jvoulais te faire une surprise.
- Je suis surpris.
Elle se rapproche de moi et se love dans mes bras. Je dépose un baiser dans ses cheveux et l'interroge.
- Bonne journée ?
- Mon rédac-chef m'a exaspérée. Il est tout le temps sur mon dos. Et mon petit ami m'a à nouveau fait poireauter dans une chambre glacée.
Je prends un air coupable et elle rigole.
- Et toi ?
- Matthew est mort.
Elle se redresse, l'air désorientée.
- Je... Désolée... Ca va toi ?
Je hausse une épaule, et la serre contre moi.
- Tu veux en parler ?
- Non, pas ce soir.
Elle appuie sa tête contre mon torse, et ce simple contact me fait du bien. Un "Je t'aime" s'échappe de ses lèvres, tout bas, et je le lui retourne. Mes paupières sont lourdes, alors je ferme les yeux.
Logan descend de la voiture, je l'imite, et n'ai pas le temps d'aller récupérer ma valise dans le coffre que le véhicule redémarre déjà et se barre.
- Mais...
- Laisse, tes affaires seront amenées dans ta chambre par un de mes employés.
Wow. Il a des employés. DES. Il me sourit, mais je me sens toujours aussi peu à ma place. Un immense manoir se dresse devant moi. C'est très étrange de voire une construction de ce genre dans cette partie du monde. C'est très Européen. Il pousse la porte, et à peine sommes nous entrés que des gens nous débarrassent de nos manteaux. Il avance, passe une nouvelle porte, et nous voilà dans un hall superbement décoré. J'hallucine, c'est juste... Putain, j'ose pas imaginer l'anniversaire que ses parents ont dû lui offrir pour son Super Sweet Sixteen. Vu la thune qu'ils doivent avoir, il a eu au minimum les Beatles et Prince comme artistes !
- Écoute Sam, je suis désolé, mais je dois vraiment me dépêcher. Ta chambre est en haut de l'escalier, à droite, 5ème porte. Spencer est déjà installé, juste à côté de toi d'ailleurs.
Je regarde l'imposant escalier qui descend au milieu de la pièce. Sérieux, ils existent ailleurs que dans des films comme Roméo et Juliette ces trucs ?!
- Je reviendrais sûrement pas trop tard. Si tu as envie d'aller nager, la piscine d'intérieur est au premier, et il y a des maillots de bains dans un des placards de la salle. Si tu as besoin de quoi que ce soit, que ce soit un clafoutis préparé par mon chef, un chauffeur, quelqu'un pour te guider ou un médecin, crie. Au sens littéral, j'ai pas le temps de t'expliquer comment fonctionnent les interphones et les bippeurs des employés.
Des... Okay, buffer overflow. Et tout ça lui semble juste tellement naturel... Il me fait rapidement la bise et ressort par le chemin dont on est venus. Wow. Je lance un regard circulaire autour de moi et commence à lentement gravir les marches. Trop tendue pour visiter maintenant. Je longe le couloir, une, deux, trois, qu... Je m'arrête. Spencer a laissé sa porte ouverte, et il fixe sa valise d'un air absent. Le voir fait soudainement s'évanouir toute mon appréhension, et je ne peux m'empêcher de sourire.
Spencer
Je referme le tiroir de la commode et jette un regard vers ma valise à présent vide. Me voilà donc installé. Je me demande encore pourquoi j’ai accepté l’offre de Logan… « Venez vivre avec moi dans mon manoir 36 pièces ! » En même temps j’avais le choix entre ça et le taudis 1 pièce et demie dans un immeuble sans électricité. Et puis c’est sans compter sur Matthew…
Je referme le livre d’un geste sec et le jette sur le bureau devant moi. Putain je suis crevé. Je me passe les mains sur le visage pour tenter de chasser l’impression récurrente qu’on ne sortira jamais d’ici. La porte derrière moi grince, je me retourne et vois Matthew dans l’encadrement, qui me sourit, deux verres de whisky à la main. Il entre et s’assied à côté de moi.
- Alors Spencey, on déprime ?
Je lui souris, mauvais. Ce que je peux détester quand on m’appelle ainsi.
- Je suis juste fatigué. Y’en a qui tentent de résoudre une affaire ici tu sais…
Il rigole et pose l’alcool.
- Bah, ne te prends pas trop la tête avec ce concours débile, la solution va s’imposer d’elle-même tu verras.
D’une traite il descend l’un des verres. Je l’interroge
- Tu te doutes bien que je ne bois pas d’alcool hein ?
- De ? Ah, ça ? Ne t’en fais pas il est aussi pour moi.
A nouveau il boit. Il affiche un sourire narquois.
- Tu penses, remotiver un prêtre, c’est pas évident, je devrais sûrement encore en boire quatre pour être convaincant.
- Bah…cette affaire semble être au point mort…
- Oh non pas pour ça…
Je lui lance un regard interrogateur.
- …Pour Logan, tu étais le seul à ne pas sauter de joie lorsqu’il nous a proposé de loger gratos dans son immense manoir
- Ah ça...ouais…je ne suis pas très communautaire
Il me jauge un instant, le visage impassible avant de reprendre, presque dans un murmure.
- Tu sais, on cache tous quelque chose, toi autant que moi, mais ce n’est pas une raison pour se refuser des bons moments. Je pense qu’il n’y a rien de mieux que les gens pour décompresser.
Il se lève et m’envoie une tape dans le dos.
- Ça et le whisky !
- Spencer ?
Je secoue la tête pour faire partir ce souvenir et regarde vers la porte.
- Hey Sam, salut.
Je me lève et vais la prendre dans mes bras.
- Ça fait plaisir de te revoir. Tu as déjà pris possession des lieux ?
Elle joint ses mains sous son menton et sautille presque sur place
- Pas vraiment, mais on s'en fout ! Il paraît qu'il y a une piscine ! Tu l'as déjà vue ?
J’éclate de rire.
- Non pas encore.
Sans attendre elle attrape mon bras et m’entraîne dans le couloir. Matthew avait raison, cette pseudo colocation aura sûrement du bon.
Logan
Edward me fait entrer dans son bureau et à peine sommes nous assis qu'il me jette un regard impatient.
- Tu as ce que je t'avais demandé de me rapporter ?
Avant de lui répondre, je sors de ma poche le stupide collier et le fais glisser sur le meuble qui nous sépare. Je lui lance un petit sourire pouvant signifier « Relax, take it easy » aussi bien que « Fuck U » en passant par « I wanna be your dog »...
- Ce n'est pas un collier. C'est une amulette. Tu n'as jamais eu le moindre sens de la formulation, c'est pathétique. Et tes références musicales sont déplorables.
Je grimace. J'avais oublié qu'il pouvait faire... Ca, aussi facilement.
- Arrête de lire dans ma tête. Tu sais que je déteste quand tu le fais.
- Tu es plus faible que quand tu vivais encore ici. Les derniers temps, je ne pouvais même plus deviner ton humeur. Tu devrais retravailler tes barri...
...ères mentales, bla bla bl...
- Je t'interdis de te moquer de moi sous mon toit !
On se lance un regard de défi l'espace d'un instant puis laissons tous les deux échapper un léger rire. Heureusement que je suis parti, il avait déjà trop déteint sur moi.
- Alors j'ai appris que tu te lançais dans l'hébergement de SDF ?
Il a lancé cela sur le ton de la plaisanterie, je continue...
- Je suis ton exemple !
... avant de réaliser que c'est moi que j'insulte dans l'histoire. Et Axelle. Est-ce qu'elle est là ? Sans que j'aie à la formuler,
- Elle est en ville. Je crois que tu lui manques. Mais c'est impossible pour moi de le savoir...
-... ne commence pas avec ça...
Il continue son speech, comme si je n'avais rien dis.
- ... Car elle n'est pas faible, contrairement à toi. Et tu sais pourquoi ? Car elle est disciplinée. Regarde toi, tu te bourres de cachets à longueur de temps, tu ne fais aucun effort pour maîtriser tes...
Et finalement c'est la sonnerie de son portable qui l'interromps. Il me fait signe de patienter, et décroche. Mon regard se porte sur le mur face à moi. Plusieurs cadres y sont suspendus, contenant des photos. Je reconnais mes parents, au milieu de quelques autres personnes.
- Je vous remercie de m'avoir appelé aussi vite. Je comprends parfaitement. Oui, à ma charge. Très bien, au revoir.
Il a la mine sombre.
- Encore un enterrement de vie de garçon où tu es celui qui doit raquer pour les putes ?
Il ne sourit pas.
- Matthew est mort.
Sam
Mort ? Je cligne des yeux et regarde Logan sans comprendre. Qu'est-ce qu'il raconte, il peut pas être mort, il peut pas être mort, il peut pas...
- Je te jure que tu es mort ! Je vais te tuer !
Je lui cours après au travers de la salle à manger, m'essuyant de la manche le visage. Rah, je déteste l'odeur du whisky et cet abruti m'en a aspergé. Réaction totalement démesurée quand je me suis contentée de lui piquer une partie de son hamburger quand il avait le dos tourné pour le remplacer par ces légumes immondes qu'il y avait en accompagnement. Je suis écroulée de rire, et lui aussi. Les autres participants nous jettent des regards désapprobateurs. Mais pour leur défense, ils doivent avoir au moins 5 fois notre âge.
- Reviens ici Matthew !
Ha ha ! Ca y est, il est bloqué, il court en direction de la porte d'entrée, mais elle a été bloquée dès notre entrée. Je le tiens. Ma main se ressert autour du morceau de gâteau que j'y garde précieusement. Je cours pour ne pas lui laisser le temps de revenir sur se pas. Il est fait comme un rat, je l'ai, il est à moi, il va payer, il... Il feinte et s'écarte brusquement de devant la porte. Et emportée dans mon élan, je m'écrase contre. Aoutch. Je me laisse tomber sur le sol. A quelques pas de moi, Matthew se paie ma tête, semblant trouver cela hilarant. Ah ouais ? AH OUAIS ? Je laisse échapper, dans un soupir :
- Matt... J'ai mal... Mon bras...
Son expression se glace, et il accourt vers moi. Il m'aide lentement à me relever, maintenant mon bras contre mon corps.
- Il... Il est pas cassé au mo... Hey pourquoi tu ...
Mais il n'a pas le temps de finir sa phrase. J'écrase mon projectile contre son visage, et le repousse. Malheureusement, je ne vais pas bien loin, et il me prend dans ses bras et me soulève de terre alors que je...
... fonds en larmes, Spencer me prends dans ses bras et essaie de me calmer. Non, non,
- Non, non non non, c'est pas possible ! Il...
Spencer
Je pousse lentement la porte et entre, suivi de peu par Sam et Logan. La pièce est vide, mes yeux se portent sur l’autel où trône un cercueil ouvert. C’est impossible. Je m’approche d’un pas rapide espérant ne pas voir ce que l’on m’a annoncé mais tombe sur le visage de Matthew. Je déglutis difficilement. Des morts j’en ai vu, bien plus que la plupart des gens, cependant je peine à assimiler cette réalité là. Il était plus vivant que moi et pourtant c’est lui qui est allongé là aujourd’hui. Putain. Mon regard se pose sur la croix en bois qui est au mur.
- Je sais pas comment tu fais, mais moi, je pourrais pas être prêtre. Non mais franchement, qui voudrait d’une vie sans sexe, sans poker et sans drogue ? Tout ça pour plaire à un Dieu inexistant !
J’avais répondu une connerie sur ma foi et mes valeurs qui ne me faisaient pas ressentir cela de la même manière. Pas une privation non…c’est plutôt une sorte de…compensation pour ce que j’ai reçu…et le mal que j’ai fait. Logan me sort de mes pensés.
- Pour une fois il est habillé avec goût…
On rigole mais c’est de courte durée. On n’a pas le cœur à rire quand on vient de perdre un ami surtout lorsque l’on sait qu’il aurait adoré cette blague. Soudain quelque chose attire mon regard. Je fais un pas de plus vers le corps et d’un geste sec saisit son bras. Sam retient sa surprise. Son poignet…rien, sa peau est nette, lisse, blanche…il n’y a aucune marque…Logan s’avance à son tour.
- Mais qu’est-ce que tu fous ?!
- Son poignet…
Sam regarde par-dessus mon épaule, intriguée.
- Ben il a quoi ?
- Rien justement…
Ils restent silencieux mais je sais qu’ils me regardent comme si j’avais disjoncté.
- Dites, il n’avait pas un tatouage ?
Logan se penche et regarde de plus près le bras de Matthew.
- Il a dû se le faire enlever…
- Sans qu’il laisse la moindre trace ?
Il secoue la tête, désapprouvant ce à quoi je pense.
- Non Spencer, non, arrête d’y penser. Il est mort point barre.
- Mais c’est plutôt étrange quand même…
Sam appuie mon idée.
- Ouais il a raison, y a quelque chose, sa mort est inexplicable. On pourrait peut-être enquêt …
- NON ! C'est pas parce que on l'appréciait qu'on doit absolument trouver une raison paranormale à sa mort, mieux vaut l'accepter.
Elle rétorque trop vite pour se rendre compte de la violence de ses paroles
- C'est pas parce que tu es un connard qu'il faut que tu te comportes comme si tu n'avais pas de cœur !
Logan recule, un mélange de peur et de haine peint sur le visage.
- On ne fera rien ! Hors de question ne serait-ce que d’y penser. Il est mort et vos esprits malades ne le ramèneront pas en faisant une fixette sur le pourquoi du comment !
Wow. J’interviens, tentant de calmer un peu le jeu.
- Hey, arrêtez, vous deux. Nous sommes dans un lieu saint. On va rentrer et on en reparlera demain, à têtes reposées.
Sam lâche un soupire exaspéré mais prend la direction de la porte. Je me tourne vers Logan qui semble perdu dans ses pensées, les yeux fixant le sol.
- Aller Osborne, ramènes-toi.
Logan
J'escalade les marches une à une, une boule dans la gorge. Je sais que je ne vais pas pleurer. La dessus, aucun doute. Je me sens juste... vidé. Mes mains tremblent un peu. Si ça se trouve, sans lui, je serais plus là. Il m'a bien aidé pendant ce foutu concours, et là je sais que je ne pourrais jamais lui renvoyer l'ascenseur. Et pourtant, ça me fait trop mal de le savoir... mort, pour que je tente de comprendre ce qui lui est arrivé. Pour qui ? Il n'avait pas de famille. Ses amis ? Il disait lui-même être un solitaire. Dur à croire quand on voit la facilité avec laquelle il s'était lié d'amitié avec les autres participants. J'expire, me passe les mains sur le visage. J'ai besoin de savoir. C'est stupide, mais je refuse de croire à ce que j'ai dis à Sam et Spencer. Son tatouage disparu, sa putain de peau de British pâle comme si elle n'avait jamais rien eu... Impossible que ce soit un hasard, ça doit forcément être lié à sa disparition. Et peu importe ce que mon côté rationnel me souffle, s'il se l'était fait enlever par laser ou je ne sais quel procédé, yaurait eu des marques. Mais là c'était juste... Je m'appuie contre le mur devant ma chambre et regarde le portrait de mes parents qui y est accroché. Une magnifique photo en noir et blanc. Ma mère, radieuse, a ses mains autour de son ventre. A en juger par la taille qu'il fait, je n'étais plus très loin de naître. Son sourire me réconforte un peu et, comme si elle pouvait le sentir, je lui en renvoie un. A nouveau, je prends une profonde respiration. J'entre dans ma chambre, merde, j'ai dû laisser les lumières allumées à mon départ. Génial pour le réchauffement climatique et le soucis de l'écologie. Whatever, qu'ils se noient ces putains d'ours polaires. Je lance négligemment mon veston et il atterrit sur le canapé. Je vais m'asseoir à ses côtés, prends le flacon resté sur la table basse, et me sers un whisky. Les pierres posées dans une coupole sur le rebord de ma cheminée brillent subitement, et une pointe de douleur éclate dans mon crâne, repartant aussi vite qu'elle est venue. Les pierres conservent leur éclat, semblant me défier. Je sors un flacon de ma poche et gobe 2 cachets, que je fais descendre avec de l'alcool. Je jette un oeil à mon portable. Merde, déjà 2 heures du mat'. Et 5 nouveaux messages. Je les lirais demain. J'envisage de me saouler, mais ce whisy est bien trop bon pour du binge drinking. Ce sera donc me coucher. Je me relève, un peu sonné, fatigué, déprimé, un début d'ivresse, aidé par les médicaments et le manque de nourriture, me montant à la tête.
Je m'approche du lit, et la remarque finalement. Ses cheveux, défaits, flamboient sur ses épaules nues. A en juger par la nuisette qu'elle porte, elle a dû vouloir me faire une surprise.
Mais elle s'est endormie. Ses jambes légèrement repliées, allongée sur le flanc, et ce grain de peau absolument divin...
Je vais me poser à côté d'elle, l'admirant. C'est presque un sacrilège, mais d'une main je repousse une mèche de cheveux qui lui carressait la joue, et la réveille. Ses paupières s'ouvrent lentement sur ses grands yeux verts, et elle me sourit.
- M'suis endormie. Jvoulais te faire une surprise.
- Je suis surpris.
Elle se rapproche de moi et se love dans mes bras. Je dépose un baiser dans ses cheveux et l'interroge.
- Bonne journée ?
- Mon rédac-chef m'a exaspérée. Il est tout le temps sur mon dos. Et mon petit ami m'a à nouveau fait poireauter dans une chambre glacée.
Je prends un air coupable et elle rigole.
- Et toi ?
- Matthew est mort.
Elle se redresse, l'air désorientée.
- Je... Désolée... Ca va toi ?
Je hausse une épaule, et la serre contre moi.
- Tu veux en parler ?
- Non, pas ce soir.
Elle appuie sa tête contre mon torse, et ce simple contact me fait du bien. Un "Je t'aime" s'échappe de ses lèvres, tout bas, et je le lui retourne. Mes paupières sont lourdes, alors je ferme les yeux.
7 commentaires:
Serais-je le premier a commenter? Hum peut-être bien. D'avance, je m'excuse pour les fautes d'orthographe de ce commentaires...(Grammaire, syntaxes ainsi que formulation de phrases comprises) Bref... Désolé de te décevoir, mais ....les Beattles n'existent plus. (bon ça c'est fait) Ensuite, j'ai hate de voir la suite: plein de jeunes gens dans la force de l'âge, sans doute dénué de morale et doté semble t-il de pouvoirs, ça fait une sacré base de départ! Ah oui, ce qu'on peut peut-être appeler les "pouvoirs" ont l'air fun. J'espère que ça va pas partir en sucette par contre (genre, une cheerleader invincible ?!) =p. Mais connaissant un tant soit peu l'auteur, je pense que l'on éviteras ce genre de dérive !
Que dire de plus...
...
AH
Oui, je conçoie que Relax Take It Easy soit une chanson pourrie, mais Fuck U et I Wanna Be Your Dog... Non, un peu de respect, que diable ! (ces jeunes franchement). Que dire d'autre...
Ciao?
A la revoyure? (non ça c'est ringard)
See ya?
Ouais allé, va pour See Ya, sa fait djeuns et bilingue =)
*Paye ton premier commentaire...sorry*
Y a quand même une faute qu'il faut corriger dans le commentaire du petit Colin : Beatles et non Beattles naméoh !
Sinon, j'ai déjà dit sur msn que ce qui ressortait de ce premier chapitre était évidemment qu'on avait envie de savoir ce que c'était que ce putain de "concours" et si l'autre rosbif était mort ou pas.
Voilà.
"Previously on the FIC: they told us everythin' about O'Brien" Now, a new season begins.
Un bon début, prometteur avec déjà pas mal de questions qui trouveront des réponses à chaque chapitre. C'est ce que j'appelle "un truc qui va me plaire"
Mais un gros point noir: attendre la suite... comme on attend un nouvel épisode de Pushing Daisies, Heroes, la nouvelle saison de Scrubs ou le prochain Richard Kelly...
Que ces comparaisons ne vous montent pas à la tête.
D.
hep,
bon, j'ai oublié mon bouquin chez les darons...donc, je peux lire ta,enfin votre fic...
ça commence...vite, j'aime toujours autant la facon dont c'est ecrit, personnage par personnage... bref...
continez comme ça! et c'est vrai qu'on a envie d'attendre la suite comme himym, tbbt, scrubs et...toutes mes séries en fait^^
donc voila... sioux
PS:je suis Abonné Fidele (quand meme )
Ha, qu'est-ce qu'on ne lirait pas pour ne pas avoir à faire le plan des arrêts de cassation sur le cas de l'utilisation frauduleuse de la chanson "on va s'aimer" en "on va fluncher"... Comprenne qui pourra.
Plus sérieusement, mes commentaires sur ce premier chapitre, qui en annonce, j'espère bien d'autres.
Je ne dirai pas ce qui a déjà été dit, le concours, l'english, etc...
SAUF que, pour un premier chapitre, je trouve que c'est un peu fouilli, je m'y retrouve moins que dans O'brien, et pourtant je retiens mieux les noms. Mais bon, peut-être que ça viendra avec les chapitres suivant.
Dernière critique sur la forme : "Et emportée dans mon élan, je m'écrase contre." Helvétisme, typo, ré-invention de la langue française ? Quand bien même ce serait une expression française utilisée une fois par Proust entre deux madeleines, c'est moche. (ça c'était pour que le commentaire ne soit pas QUE positif).
Le fond, maintenant. Un tantinet (tantinet!) caricatural, mais en fait quand j'essayais de retrouver les références... C'était O'Brien. Oui, vous êtes entrée dans mon panthéon culturel, les filles. Ca devient grave. (pour moi) Les thèmes qui vous sont récurent ne sont pas les miens, donc à priori je n'accroche pas tout de suite, mais, comme O'Brien, j'attendrais de voir.
Une dernière chose, certaines phrases seraient à moins utiliser, comme ça de tête "On n’a pas le cœur à rire quand on vient de perdre un ami surtout lorsque l’on sait qu’il aurait adoré cette blague." ou "J'ai vu plus de morts que les gens". D'accord ça pose les personnages, mais à moins de changer la formulation pour un truc un chouillat moins caricatural...
Promis la prochaine fois ma critique ne sera pas "Si c'est moi qui était à l'écriture j'aurais pas fait ça". Enfin, pas trop. Enfin, j'essayerai.
Normal que votre mot de vérification, ça soit "putes", sinon ?
Bonjour les filles,
Content de vous retrouver pour une nouvelle fic.
Toujours une bonne plume, un structure de personnage par personnage qui permet autant de mystère que de lectures plurielles...
Une trame intéressante : un concours énigmatique, une mort qui ne l'est pas moins... Bref des questions et peu de réponses (heureusement !).
Par contre, je trouve qu'il y a un côté trop rapide et trop fouillis... Dommage. Surtout qu'il y a beaucoup de formulations maladroites, standard (caricaturale si vous préférez) et des fautes d'orthographe (mon habituel cheval de bataille).
Mais ce début donne envie, alors continuez !
gloire et chateau
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